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BANQUET 2002

 

Mercredi 27 mars 2002

 

Manifestation annuelle attendue. Il y avait à peu près le même nombre de convives, mais ce n’était pas tout à fait « les mêmes ». En effet, cette année, coïncidence du calendrier ou autre, les « habituels» ont fait plutôt défaut tandis qu’une proportion importante de « nouveaux » les remplaçait.. Ceci a permis plusieurs retrouvailles inattendues, donnant un air de découverte et de renouveau à l’esprit de camaraderie de l’occasion. Donc, de l’apéritif toujours apprécié où chacun cherche à repérer un ancien condisciple longtemps perdu de vue, jusqu’au moment de passer à table, somptueusement dressée et fleurie, l’ambiance a été cordiale et de plus en plus animée. Le dîner a été apprécié de l’entrée au dessert. Entre la poire et le fromage, la présidente est brièvement intervenue pour remercier Madame le Proviseur et le Lycée en général pour son accueil, regretté l’absence involontaire de deux fidèles, Pierre BLANCHERIE et Jacques BONNET, et laissé à Jack PETROUSSENKO le soin de présenter son camarade de classe, Jacques BOYON, dont plusieurs convives avaient eu le père comme professeur. Ensuite, notre invité d’honneur nous tint sous le charme par une causerie intéressante et plaisante, dont il avait promis le texte mais qu'il n'a sans doute pas eu le loisir de rédiger. Dommage, les absents au banquet auraient pu en profiter.

 

L’ambiance sympathique et animée a fait qu’il a été difficile de se séparer, bien qu’assez tard, tandis que les dames invitées partaient chacune avec un des pots de primevères qui avaient orné la table. Cette soirée réussie a bien montré les liens qui unissent les anciens camarades dans l’esprit Buffon.

Vite, l’an prochain !

 

Liste des participants

 

Madame ACCHOULINE Principal adjoint de Buffon

AIGON Claude1962-1969,Professeur d’anglais,Trésorier AEB

AMIOT-KEROS Denise1931-1936 (11è/7è) Présidente AEB

ANGUERA Paul 1961-1968 Dr en Médecine

AVISSE Michel 1968-1971 (2è/Terminale) Dr en Médecine

De BELLESCIZE Jean-Baptiste

BERNARD Francis 1936-1944 (7è/Math Spé) Colonel ret.

Madame Micheline BERNARD-SCHMIDT

BERTHET Patrick Informaticien

Mme Berthet, néé Ostrovisky

BLANCHERIE Pierre1923-1931 (6è/MathElem+Philo)

Licence en Droit Président d’Honneur AEB

BOILEAU Jacques 1930-1941 (11è/Math Spé)

Dr Sc Physiques

BONVALOT Bernard 1937-1946 (5è/Math Spé) Ing ESE

Madame BONVALOT

BORDES Pierre IAE ,Conseiller AEB

BOYON Jacques Invité d’honneur

Madame BOYON

CENNI Jean-François 1942-1991 (6è/Philo) Licence Lettres,

Madame Chantal COLLET Proviseur du Lycée Buffon

Monsieur COMBES Proviseur Adjoint Lycée Buffon

COUAILLAC Robert 1945-1950

DELBREIL Daniel 1962-1968 Norm Sup Lettres, Pr. Paris III

Madame Chantal DELBREIL

DORIE Daniel 1945-1950

Monsieur FAURE Principal du Lycée Buffon

FLORI Paul 1944-1953 (6è/Math Spé) Dr en Médecine

Madame Flori

FRANCILLON Roger 1942-1949 (6èA4/MathElem),ScPo Madame Francillon

GABRIEL Jean-Claude 1940-1944 (4è/Philo) Dipl. Sc Po Président d’honneur AEB

GALLAIS Jacques 1940-1953 (10è/Terminale) Dr en Méd.

Madame Gallais

GAUTIER Roger 1934-1944 (8È/Phi) DESS Conseiller AEB

Madame Eliane GAUTIER

GUILLON Alain 1964-1972 (5è/Terminale) Dr en droit, Banque Conseiller AEB

Madame Michèle GUILLON

HEITZ Florent 1928-1942 (11è/Taupe) Dr ès Sc, ONERA-GTS Secrétaire adjoint AEB

HERBET Jacques 1935-1942 (6è/Philo) DEA Histoire, Président d’honneur AEB

Madame Denise HERBET

JULIENNE Jean1942-1949 (5è/1è) ESCP,Conseiller AEB

Madame Huguette Julienne

KEROS Philip 1964-1971 (6è/Sc Ex) Dr en Médecine

LAYEC Pierre 1956-1963 Dr Méd, Colonel

LEGUAY Jean-Pierre 1947-1957 DESS Droit

Madame M-C.PÂRIS, Présidente de l’Amicale des professeurs

PETROUSSENKO Jack,1944-1952 (6è/ScEx) Dr Médecine,

Vice-président AEB

Madame Petroussenko

ROUX Maurice 1934-1948, Trésorier adjoint AEB

Madame Paula ROUX

SIMONET Philippe, 1943-1950 (6è/Philo) Lic. Lettres, ENLOVCEA Vice-président AEB

Madame Simonet

TAYON Nicole 1925-1930 (11è/7è) Sc Po, Lic. en droit, Conseiller AEB

VALLETOUX Philippe 1953-1960 Banque

Madame Valletoux

VENTRE Jean-Louis Instituteur retraité Secrétaire AEB

Madame FrançoiseVENTRE

Madame Rose VILLEGIER Intendante du Lycée Buffon

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« ETRE DEPUTE » - Allocution prononcée au banquet du 27 mars 2002 par Jacques BOYON

 

Mon père était prof de lettres à Buffon. J’y entrai en 1943 en classe de 7ème. J’en sortis après ma philo en juin 1951 pour entreprendre d’autres études, ce qui à l’époque n’était pas le cas de tous. A ce stade, on ne pense plus qu’à ce qu’on a devant soi et on oublie le bahut. Puis, avec le temps, les souvenirs remontent à la surface : des événements, des visages, des noms. Et un jour, on est rattrapé par une association d’anciens élèves dont on n’a jamais pensé à faire partie. Me voici donc devant vous pour vous parler de ma vie, de mon métier de député.

 

Je n’évoquerai pas mes souvenirs de lycée : ils n’ont pas plus de valeur que les vôtres. Je ne raconterai pas ma vie : je ne fais pas partie des « hommes illustres ». Je tenterai seulement de donner un éclairage sur une carrière où je suis entré par hasard et qui pendant plus de trente ans a absorbé la quasi-totalité de mes efforts et de mon temps. Mais je ne suis pas un modèle : j’ai bien conscience d’être atypique.

 

Quand on entre à l’Assemblée Nationale on a eau savoir qu’on n’est qu’un parmi 577 députés, on est saisi tout à la fois par la crainte de ne pas être à la hauteur et par l’émotion devant la solennité du lieu. J’ai fait huit campagnes d’élection législative, dont trois à la suite de dissolution anticipée. J’ai été battu quatre fois (1967, 1973, 1981 et 1997) et élu quatre fois (1978, 1986, 1988 et 1993). J’ai siégé au total 12 ans, auxquels il faut ajouter deux années de présence au Gouvernement en tant que Secrétaire d’Etat à la Défense. A l’Assemblée, la stabilité de l’emploi est donc très aléatoire, mais j’avais la chance de bénéficier du « parachute » de la fonction publique qui me garantissait un retour immédiat dans mon corps d’origine, la Cour des Comptes, en cas d’échec électoral.

 

Un député c’est à la fois un membre du Parlement et le représentant d’un Département ou plutôt d’une circonscription. Il a donc un lien avec le terrain qui se traduit souvent par un cumul avec un mandat local, cumul qu’on critique souvent comme cause d’absentéisme, mais qui est aussi générateur de réalisme : un parlementaire qui est aussi maire ou conseiller général saura se préoccuper au moment du vote d’une loi de la manière dont elle pourra être concrètement appliquée.

 

L’instruction civique vous a appris que le député est quelqu’un qui détient une parcelle du pouvoir législatif. Cette idée reçue mérite correction. Certes il vote la loi, mais il n’en a guère l’initiative : plus de neuf dixièmes des lois sont d’origine gouvernementale. En revanche, il a un large pouvoir d’amendement, sauf en matière financière. On le tient même souvent pour responsable des décrets ou arrêtés ministériels.

 

Une autre idée reçue touche à l’absentéisme. Les banquettes vides ne sont pas un signe de paresse ou d’insouciance. Un député travaille aussi quand il n’est pas assis dans l’hémicycle. Les commissions se réunissent souvent en même temps que les séances publiques et le bon député a toujours des dossiers de sa circonscription à défendre auprès des ministres.

 

A côté des discussions des lois, l’autre moitié du travail du député est le contrôle de l’exécutif, c’est-à-dire du Gouvernement. Il se fait de manière individuelle par le biais des questions orales (en séance) ou écrites (publiées au Journal Officiel) que le Député pose à un Ministre. Ces procédures sont en fait d’un intérêt mince. Plus efficaces sont, sur un plan collectif, les séances de commission, où on discute les lois et où on auditionne les ministres. Plus redoutables encore sont les procédures de mise en jeu de la responsabilité du Gouvernement par la question de confiance ou la motion de censure. Au moins en théorie car le système politique bipartisan a fait que depuis 1962 aucun Gouvernement n’a été renversé par l’Assemblée.

 

Au total on peut dire que le Député a beaucoup moins de pouvoir qu’un Président de Conseil général ou régional ou un maire, car il ne peut rien faire seul par lui-même. Il est membre d’un groupe politique dans la majorité ou dans l’opposition, et un parmi d’autres qui sont tous soumis à une certaine discipline de vote. En revanche, il peut avoir de l’influence, surtout s’il accède à des responsabilités (… qui lui donnent droit à une voiture de fonction avec chauffeur !) telles que Président ou vice-président de l’Assemblée ou président de commission ou de groupe parlementaire. A défaut, il lui faudra batailler ferme pour se faire remarquer et s’affirmer au sein de son groupe ou de sa commission.

 

Dans le travail législatif, un député ne peut en pratique s’intéresser à tous les sujets. Il se spécialise donc en fonction de son intérêt personnel ou des intérêts de sa circonscription. Pour le reste, il suit les points de vue et les consignes du spécialiste de son groupe, sauf lorsqu’il a des motivations particulières.

 

La faiblesse du député tient donc à la multiplicité et à la complexité des problèmes qu’il ne peut souvent aborder que de manière artisanale. Mais elle résulte surtout de la volonté du Général de Gaulle qui, par réaction contre les excès du parlementarisme des IIIè et IVè Républiques, voulut, dans la Constitution de 1958, cantonner le Parlement en réduisant à six mois ses sessions annuelles et en annihilant pratiquement son pouvoir d’initiative législative. Les députés peuvent déposer des propositions de loi, mais elles n’aboutissent presque jamais, car le Gouvernement est maître de l’ordre du jour de l’Assemblée, comme il est maître du budget à 98 ou 99 %.

 

Depuis 1993, le poids de l’Assemblé s’est cependant peut-être un peu renforcé. On le doit à l’action de son Président, Philippe SEGUIN, qui a obtenu du Gouvernement un doublement du temps consacré aux questions les mardis et mercredis, le retour à la session continue toute l’année et l’ouverture d’une « niche » d’initiative parlementaire par mois.

 

La réforme constitutionnelle installant le quinquennat pour la fonction présidentielle aura peut-être aussi pour effet, non prévu et non voulu, de renforcer l’Assemblée Nationale. L’élection législative tous les cinq ans va désormais suivre de peu l’élection présidentielle également tous les cinq ans. Le premier tour des législatives va devenir un troisième tour de la présidentielle pour définir la structure et le poids relatif de chacun des deux camps –droite et gauche- en bipolarisation. Et c’est le second tour des législatives qui déterminera, tel un quatrième tour de la présidentielle si le nouveau Président élu sera bien un Président de pouvoir plein ou un Président de cohabitation.

 

Qu’est devenue la belle cohérence de nos institutions que le Général de Gaulle avait voulue et que beaucoup de pays voisins ou lointains nous enviaient ?

 

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